
Yōkai Matsuri – Le Grand Rituel Final
Présentation
Le festival Yōkai Matsuri revient à La Petite Halle de la Villette, à Paris, le samedi 31 octobre 2026 pour une célébration d'Halloween inspirée du folklore japonais. Intitulée « Le Grand Rituel Final », cette soirée marque la clôture de la première édition du festival, imaginé par l'artiste franco-japonaise Maïa Barouh. Entre concerts, performances, costumes, ateliers et déambulations, l'événement propose d'explorer l'univers des yōkai, ces créatures surnaturelles qui peuplent les récits et les croyances populaires du Japon. Inspiré des matsuri, les fêtes populaires japonaises, Yōkai Matsuri associe traditions folkloriques et cultures alternatives contemporaines. Le public est invité à participer à cette célébration en se déguisant, en créant son propre personnage fantastique ou simplement en découvrant les différentes propositions artistiques. Le festival se déroule en deux temps : des activités accessibles en journée dès 11h, puis une programmation nocturne de spectacles et de musique jusqu'à 2h du matin. Une journée consacrée aux yōkai et à la création Dès l'ouverture, La Petite Halle accueille des échoppes japonaises, des ateliers, des créations artistiques et des performances inspirées des créatures du folklore nippon. Des apparitions de yōkai ponctueront la journée, invitant les visiteurs à découvrir cet imaginaire dans une atmosphère à la fois festive et théâtrale. À 18h30, un concours de costumes permettra aux participants de présenter leurs propres interprétations des yōkai. Monstres, esprits, animaux surnaturels ou créatures entièrement inventées pourront prendre part à cette rencontre. Les déguisements sont encouragés, sans obligation de reproduire fidèlement une figure traditionnelle. Cette dimension participative fait écho aux fêtes populaires japonaises, où les costumes, les masques, les défilés et les spectacles contribuent à créer un moment collectif. Une grande parade entre folklore japonais et carnaval À 20h, la grande parade des yōkai donnera le coup d'envoi des festivités nocturnes. Elle sera menée par Vespa Cougourdon Ourchestra, une fanfare de onze musiciens utilisant des instruments fabriqués à partir de calebasses. Son répertoire mêle des influences issues du carnaval occitan, de Kinshasa, de La Nouvelle-Orléans et de la Méditerranée, dans une démarche musicale tournée vers la danse et les rythmes collectifs. La procession sera accompagnée des Nekomata, des danseuses et créatures inspirées du yōkai félin du même nom. Dans le folklore japonais, le nekomata est un chat surnaturel auquel sont attribués différents pouvoirs, notamment celui de se transformer ou d'interagir avec les esprits. La rencontre entre cette figure traditionnelle japonaise et une fanfare carnavalesque européenne illustre l'approche du festival : utiliser le folklore comme point de départ pour imaginer des formes artistiques contemporaines et interculturelles. Concerts, performances drag et musiques alternatives La soirée se poursuivra avec plusieurs artistes issus de scènes musicales et performatives différentes. Maïa Barouh, fondatrice du festival, accompagnera cette dernière célébration en tant que maîtresse de cérémonie. Chanteuse, flûtiste et compositrice franco-japonaise, elle développe une musique qui croise chants traditionnels japonais, rap, jazz, électro et influences contemporaines. Ses interventions ponctueront le festival sous forme de performances et de moments collectifs. L'artiste Flor Mata proposera un univers musical situé entre pop hybride et musique électronique, accompagné d'une présence scénique théâtrale. Ses créations empruntent autant aux atmosphères cinématographiques qu'aux sonorités expérimentales. La scène drag sera représentée par Satō Madjo et Brocco Lee Cockine. Satō Madjo, qui se produit entre Paris et Tokyo, associe humour, chorégraphies et références à la chanson française comme à la pop internationale. Brocco Lee Cockine, artiste drag japonaise installée à Bordeaux, développera une performance décalée fondée sur le jeu avec les apparences et la transformation. Enfin, DJ Mask, cofondateur du label 180g, proposera une sélection mêlant musiques japonaises, jazz, wamono, afrobeat et cumbia. Son travail de découverte et de diffusion de la musique japonaise permettra d'entendre des répertoires moins connus aux côtés de sonorités contemporaines. Halloween revisité à travers l'imaginaire japonais En choisissant la nuit d'Halloween, Yōkai Matsuri établit un dialogue entre les représentations occidentales du fantastique et les créatures surnaturelles japonaises. Les yōkai ne sont pas uniquement des monstres effrayants : selon les récits, ils peuvent être malicieux, protecteurs, inquiétants, absurdes ou associés à des phénomènes naturels. Le festival s'appuie sur cette diversité pour proposer une célébration de la métamorphose. Les visiteurs peuvent ainsi incarner un personnage imaginaire, porter un masque, participer à une procession ou découvrir le folklore japonais à travers le spectacle vivant. Cette clôture de la première édition de Yōkai Matsuri met ainsi en relation musique, création visuelle, pratiques festives et récits traditionnels, dans un format où les spectateurs sont également invités à devenir acteurs de l'événement.